Classiquement, on distingue deux types de besoins : les besoins physiques et les besoins psychiques. Les besoins physiques sont les besoins organiques tels se nourrir, bouger, respirer, boire, dormir... Ces besoins sont innés et ne jouent pas un rôle déterminant dans la structuration de la personnalité. Au niveau des besoins physiques, chez les personnes âgées, le besoin de repos prend une place accrue et occupe une large partie de leur occupation. Le besoin de repos et de calme sera à prendre en compte dans l’élaboration de l’animation. Des stimulations multiples (Ex. : la télévision + la radio) pourraient entraîner une surcharge sensorielle et engendreraient une hypersensibilité ou une forme d’agressivité chez certaines personnes, surtout désorientées.
Les besoins psychiques sont des besoins sociaux parce que l’être humain vit en société. Ils se manifestent dès la naissance, se développent, se diversifient et évoluent au fur et à mesure des expériences que nous vivons, des rencontres que nous faisons. MASLOW met en lumière les différents besoins de l’individu et réparti, outre les besoins physiques et physiologiques, les besoins psychologiques en différentes classes : besoin de sécurité (maison, argent, patrimoine...), d’appartenance (famille, amis, groupes), de reconnaissance (estime, amour de soi), de réalisation de soi (idéal, créativité, développement personnel).
Au niveau psychique, les personnes âgées ont surtout besoin de se sentir en sécurité, de ne pas se sentir seules ; de pouvoir échanger, de pouvoir se sentir utiles. Les personnes âgées ont souvent peur de la solitude, de l’ennui, d’être livrées à elles-mêmes. Occuper leur temps de manière à ne pas s’ennuyer, à être en contact avec d’autres est important pour elles. S’ennuyer risque d’entraîner lassitude morale, mélancolie et produire sur elles une image négative en renforçant un sentiment d’inutilité. Il est important pour elles de se sentir utiles à quelqu’un, à quelque chose, utiles dans leurs relations, leurs réalisations. Par ailleurs, leur confiance en elles est souvent mise à mal, il faudra donc veiller à ne pas les mettre en situation d’échec, ne pas les mettre devant une tâche trop difficile en fonction de leurs capacités. De même qu’il faudra veiller à ce que l’activité proposée ne soit pas perçue comme un jeu d’enfant ou comme une activité scolaire. Il faudra graduer la difficulté en fonction des participants et leurs capacités.